mercredi 31 mars 2010

Pondichéry (02/12-03/12)

Les rêves français d'un empire indien ont pris vie mais se sont également terminés à Pondichéry. Les liens continuels entre la France et Pondichéry et l'atmosphère sereine de la ville se combinent pour faire de Pondichéry une ville surprenante, tout à fait différente du reste de l’Inde. L'Union Territoriale de Pondichéry comprend en fait quatre enclaves situées en trois états du sud de l'Inde (Pondichéry et Karaikal dans le Tamil Nadu, Yanam dans l'Andhra Pradesh et Mahe au Kerala).












L'ancienne Colonie française a désormais tout à fait repris son caractère indien, néanmoins, les traces de l'influence française se retrouvent dans les képis rouges des policiers, le Lycée Français, l'École française d'Extrême-Orient, l'orthographe des noms sur les enseignes et panneaux indicateurs, et sur quelques bâtiments et vieilles pierres. De même, l'alignement à angle droit des rues reste un héritage vivant des bâtisseurs français.


Amis liégeois, entre la Rue Saint-Gilles et la Rue de la Cathédrale, vous ne vous sentirez pas trop dépaysés. Oufti ! Mais où est passée la Place Saint-Lambert, chale ?




Pondichéry, telle qu’on la connait aujourd'hui trouve sa genèse avec l'arrivée des français en 1673. Durant plusieurs siècle, la ville restera un comptoir français. Il y eut deux longues périodes de calme brisées cependant par sla guerre entre la France et l'Angleterre, durant laquelle Pondichéry survécut dans un état de troubles perpétuels quant au contrôle du territoire exercé alternativement par les Français et les Britanniques. Pondichéry revint finalement à la France en 1814 pour y rester jusqu'en 1954, date à laquelle elle rejoint le reste de l'Inde indépendante. Durant ces années, la contribution des Indiens Français à la France et ses colonies fut considérable.

Aujourd' hui près de 20.000 Pondichériens vivent en France et près de 10.000 citoyens français vivent dans le Territoire de Pondichéry. Mais l'arrivée massive d'habitants d'autres États indiens, la rapide mutation économique de cette paisible ville française en dynamique ville indienne et la spéculation immobilière induite grignotent le cachet français qui faisait naguère le charme de ces comptoirs de l'Inde. En effet, même si certaines rues sont pavées, certaines maisons sont de style colonial, les églises sont plutôt nombreuses, … qu’on ne s’y trompe pas : les coups de klaxon-cris - trafics chaotiques - vacarme sont bien ceux du Tamil Nadu !

Pondy est divisée en deux par un égout… heu, pardon, par un canal. Côté est (vers la mer), le quartier plus français, côté ouest le quartier plus typiquement indien.


Des boîtes d'encens à vendre à l'entrée des temples




On visite le célèbre ashram Sri Aurobindo, fondé par un indien du même nom et une dame française connue sous le nom de « the Mother ». De nombreuses personnes y défilent quotidiennement, pour adorer la tombe de leurs gourous, ou pour méditer. Ambiance très particulière. Secte… ou pas ? En tout cas, ca nous fait un peu peur tout autant que ça nous fascine…

La statue en bonze de Gandhi, le long de la plage





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