Le thème de notre séjour en Inde sera la pêche, puisque le projet initié il y a bien longtemps par Terre dans le Sud du pays consiste en un centre de construction de bateaux et de formation pour les pêcheurs. On se « plonge » tout de suite dans le sujet, en programmant une visite de l’ICSF (International Council Support for Fishermen) dont les bureaux en Inde sont précisément situés à Chennai. Pas de chance, on arrive dans la nuit de vendredi à samedi. On doit donc attendre le début de la semaine prochaine pour les rencontrer, les bureaux étant fermés. En attendant, on décide de s’imprégner petit à petit de l’atmosphère indienne et de prendre le temps d’atterrir dans ce « nouveau monde » en se baladant dans les rues de l’ancienne Madras. Bon, on se rend vite compte que ce n’est pas ce qu’il y a de plus reposant… C’est chaud, c’est sale, c’est bruyant… Mais tout est tellement incroyable qu’on en oublie vite la fatigue pour se laisser emporter par l’ivresse de la découverte d’un monde parfois irréel, dans lequel on ne peut se raccrocher à rien de connu, de « normal », d’habituel…
Une des gares de Chennai
Dans un rickshaw
Les fameux taxis
Notre petit hôtel. Un havre de paix dans cette ville bruyante. Enfin, c'était sans compter sur l'appel à la prière du muezzin de la grande mosquée située à 100m derrière l'hôtel...
Le compteur d'un rickshaw... qu'on ne verra jamais fonctionner durant notre séjour...
Le lundi, on rencontre donc les membres d’ICSF dans leurs bureaux, qui nous expliquent quelles sont leurs activités. Ils acceptent gentiment de garder un de nos sacs à dos durant les 3 semaines d’exploration du reste de l’Inde. Pour une fois, on voyagera léger, ce qui n’est pas plus mal… Un gros sac à dos de voyage (65L) pour le costaud Samuel, et un petit sac à dos (25L) servant de garde-manger et de coffre-fort pour la petite Sophie. Bon, allez, avec possibilités d’échanger de temps en temps, d’accord… C’est quand même de toute façon nettement mieux qu’un petit et un gros sac à dos pour Samuel (ben oui, un sur le ventre et l’autre sur le dos), et un gros pour Sophie. Surtout pour rentrer dans les rickshaws… D’autant plus qu’on a un programme bien chargé. Pour une fois, voyant le peu de temps qu’il nous reste pour parcourir autant de kilomètres, on a décidé de suivre un planning serré. Si on veut faire tout ce que l’on a choisi de faire (la sélection à déjà été très difficile), on devra s’y tenir à la lettre. Ce qui, cette fois, ne laisse pas la place aux imprévus (c’est risqué, surtout dans un pays comme l’Inde…). Ni au repos : il va falloir sauter d’un bus à l’autre, courir de sites en sites, et rencontrer aux pas de courses les personnes qui nous ont été renseignées. Au risque de revenir frustrés de ne pas avoir pris plus de temps pour approfondir l’une ou l’autre chose. Nous voilà prévenus…
Le Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche (ICSF) est une organisation non gouvernementale (ONG) qui s’intéresse au secteur de la pêche, et plus spécialement à la petite pêche artisanale. Il a été constitué dans la foulée du rassemblement international de travailleurs de la pêche et de leurs sympathisants qui s’est tenue en 1984 à Rome en marge de la Conférence mondiale sur la gestion et le développement des pêches organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Des organisations de pêcheurs, des intellectuels, des universitaires, des militants estimaient que cette conférence de la FAO traitait essentiellement de la pêche industrielle, de questions commerciales et scientifiques, en oubliant la petite pêche pratiquée par une multitude de gens qui appartiennent souvent à des groupes de population marginalisées.
Les principaux objectifs de l'ICSF sont :
· Suivre les problèmes relatifs à la vie des travailleurs et travailleuses de la pêche partout dans le monde, à l’état de la ressource qui assurent leur subsistance, etc.
· Diffuser l’information sur ces questions, notamment au sein même des populations de pêcheurs.
· Elaborer des lignes directrices qui déboucheront sur des programmes soucieux de développer et de gérer les pêcheries de manière juste, participative et durable.
· Favoriser l’émergence de lieux de débat et d’impulsions capables de faire prendre en considération de nouvelles formes de développement pour la pêche à petite échelle
Si vous souhaitez plus d’info sur ce collectif : www.icsf.net
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