samedi 27 juin 2009

La Maquina

Quelques photos de notre petite balade à la reserve écologique de la Maquina, à une vingtaine de kilomètres de Jinotepe.








Changement de programme !

Changement de programme : on a encore tellement de choses à découvrir au Nicaragua qu’on a décidé de prolonger notre séjour dans ce superbe pays ! Au lieu de nous envoler le 30 juin vers notre prochaine destination, on a repoussé la date au 14 juillet, pour avoir le temps de bien en profiter. Depuis mercredi, on a fini notre travail pour l’association Aprobenir, et maintenant, on se prépare à partir environs deux semaines dans un petit périple qui nous mènera à la côte caraïbe. Cette région est beaucoup moins peuplée et surtout moins développée que la partie ouest du pays. Des peuplades indigènes y vivent encore. C’est un univers à part, beaucoup plus hostile et accessible pratiquement uniquement en avion ou en bateau. A nous l’aventure !

Au programme : gagner El Rama en bus, d’où on prendra le bateau sur le Rio Escondido pour rejoindre Bluefields, la « capitale » de la côte caraïbe. De là, on tentera de rejoindre la ville le plus au sud sur la côte, San Juan del Norte, tout en profitant des lagons et des plages paradisiaques vierges de toutes présences humaines. Le but est ensuite de remonter le Rio San Juan jusqu’au lac Nicaragua, que l’on essayera de traverser pour rejoindre l’autre côte, la Pacifique, à San Juan del Sur, et remonter ensuite sur Jinotepe. A voir si ce sera faisable…

La page web d’Aprobenir

La création de la page web de l’association nous a beaucoup occupé ces derniers temps. D’autant plus qu’on s’était fait attaqué par des virus informatiques qui s’étaient dissimulés dans les codes de certaines pages. Il nous a fallu du temps pour arriver à les déloger. Mais maintenant, ça y est. Le site est fonctionnel, même s’il n’est pas encore dans sa version définitive, puisqu’on attend les commentaires des principaux concernés pour faire des modifications lors de notre retour de « vacances ». Il est très simple, étant donné qu’on n’a aucune formation dans le domaine, mais au moins, cela permettra à Aprobenir de se faire sa place sur la toile… Si vous voulez y faire un tour, tapez http://www.aprobenir.org/

Día del Padre

Après les enfants et les mamans, ce sont les papas, bien sûr ! Qui pensaient qu’ils seraient oubliés ? La fête des pères (le 23 juin) n’a pas l’ampleur de celle des mères, mais elle se célèbre quand même comme il se doit. A l’école, les élèves du cours de couture ont improvisés une petite fête en l’honneur des professeurs et des autres membres du personnel « papas ». Petits jeux, danses et gâteaux sont au programme. Samuel, qui se défend pourtant de ne pas être papa, se fera aussi inviter à participer aux jeux…

León

Le w-e passé, c’est la ville de León qui nous a dévoilé ses charmes. Il s’agit de la deuxième ville du pays, située dans le Nord-Ouest. En compétition avec sa rivale de toujours, Granada, León se vante d’être la première ville culturelle du Nicaragua. C’est une ville coloniale, au riche patrimoine culturel, artistique et religieux, où il fait bon flâner en découvrant ses (16 !) églises, ses belles demeures au toit de tuiles, ses patios, …

La vue qu’offrent les toits de la cathédrale de León (la plus grande d’Amérique centrale) sur la ville et sur les alentours nous a enchanté. La région est en effet dominée par une chaîne volcanique, les Maribios, qui s’étend sur environ 90 km, et qui fait partie de la ceinture de feu du Pacifique.




Passage d’un des nombreux cortèges que l’on peut voir tous les jours dans les rues de toutes les villes du Nicaragua. Cette fois-ci, Jésus et sa croix ont du mal à passer sous les fils électriques…

jeudi 18 juin 2009

Le parc national du volcan de Masaya

Le parc national du volcan Masaya, surnommés par les indigènes « la montagne ardente » et par les espagnols la « Boca del Infierno » (bouche de l’enfer) est composé de cinq cratères. Celui de Santiago, de 500 m de circonférence et 250 m de profondeur, est toujours actif, comme en témoigne la colonne de gaz sulfurique qui s’en échappe. Ces fumées toxiques sont très désagréables, irritant la gorge et piquant les yeux. Cette porte ouverte sur les entrailles de la terre est impressionnante. De la lave bouillonnante, que l’on ne voit pas depuis le sommet du cratère mais que l’on imagine, se trouve tout au fond. La dernière éruption date de 2001.











Le cratère de San Fernando n’est quant à lui plus en activité et la végétation a repris ses droits. On peut en faire le tour sur la crête le long d’un petit chemin quelque peu dangereux. Etonnant qu’ils laissent les visiteurs l’emprunter… Par endroits, des flancs se sont même effondrés. Des énormes oiseaux carnassiers ont élu domicile dans ce cratère. Ils nous survolent pendant toute la balade. Ca ajoute à ce paysage déjà très surprenant un côté irréel…




Construction des toits

La troisième et dernière phase du projet « techos » (voir message sur le projet toit) consiste en la construction des toits de chacune des maisons sélectionnées précédemment. Vendredi, ce sont 17 familles qui bénéficient, grâce à l’aide de l’association Aprobenir, d’un nouveau toit étanche. Les élèves sont répartis en différentes équipes, affectées chacune à une maison. Les bénéficiaires ont préparé le travail, en ôtant l’ancienne toiture, et en posant la charpente. Ils ne restent plus aux élèves qu’à poser les lattes et les tôles de zinc.





Comment réussir à faire tenir 28 personnes, une septantaine de tôles, des lattes et tout le matériel dans 2 véhicules ? Pas de problème, ici au Nica, on gère… Chargés de la sorte, on fonce dans les chemins cabossés, ce qui amuse les élèves qui crient de joie en rebondissant dans la benne.


Si les maisons en dur ne posent pas trop de difficultés, les autres, faites de branches d’arbre, de tôles et de cartons, sont plus problématique par rapport à l’étanchéité, puisqu’il est difficile de faire quelque chose de droit…



A chaque passage, on est accueilli à coups de refrescos (jus de fruits frais) par les bénéficiaires . Les élèves sont heureux de pouvoir montrer ce qu’ils savent faire, même si, selon notre vision occidentale, ils ne sont pas toujours très précautionneux, en marchant sur les tôles, en sciant à la machette, en trouant les tôles à plusieurs reprises, etc. Mais quoi qu’il en soit, ces nouveaux toits permettront à de nombreuses familles d’être à l’abri de la pluie, qui ne se fera pas attendre très longtemps, en cette saison…






samedi 13 juin 2009

Isla de Ometepe

Baignée par les eaux agitées du lac Nicaragua, l’île d’Ometepe serait selon certains la huitième merveille du monde. Elle est formée par 2 volcans surgissant du lac et reliés entre eux par un isthme étroit. Même si elle devient de plus en plus populaire parmi les touristes, elle a conservé tout son charme.

Le we dernier, poussé par tout ce qu’on a entendu dire d’Ometepe, on décide de partir à la découverte de ce petit bout du monde insulaire. Depuis le bateau, que l’on prend à San Jorge, la vue sur l’île qui se rapproche est saisissante. Le volcan Concepción jailli tel un pic de la surface du lac, qu’il domine de presque 1600m. L’autre volcan, le Maderas, est lui plus petit, mais plus luxuriant, et plus sauvage. Mais… première déception : en voulant immortaliser ce superbe paysage, on se rend compte qu’on a oublié l’appareil photo à la maison… Catastrophe !! Mais bon, pour compenser, on s’en mettra plein les yeux….et on vous mettra sur le blog quelques photos trouvées sur Internet, pour vous faire partager ce qu’on a vu.


Le vélo nous semble être le meilleur moyen pour profiter un maximum de cette petit île paradisiaque. Et oui, on est toujours aussi maso, à se fatiguer en pleine chaleur, sac à dos sur le dos… Mais les mollets commençaient à nous démanger…

En chemin, un attroupement de personnes attirent notre attention. On fait nos curieux et on pousse le bout de notre nez devant les grilles d’un petit stade aménagé pour l’occasion, dans lequel quelques téméraires tentent du faire du rodéo sur des taureaux, encouragés par les cris de la foule…. Mais ça ne dure pas bien longtemps, car après quelques minutes, l’orage qui nous menaçait depuis quelques heures éclate à ce moment-là. Tous aux abris ! On attend donc, abrités sous quelques bâches d’un petit bar installé pour l’occasion, que la pluie se calme. Mais après quelques minutes, on reprend malgré tout la route, pour arriver avant la tombée de la nuit. Nos vêtements commencent à se gorger d’eau, jusqu’à être trempés. La nuit tombe avant qu’on arrive, et la route goudronnée fait place à une piste. Sans aucun éclairage, on avance à tâtons. Et la terre de la piste se change rapidement en boue. On vous laisse imaginer notre aspect à l’arrivée à l’auberge…


Et c’est exactement à ce moment qu’on se rend compte d’un autre petit souci : on avait vu trop juste au niveau de l’argent qu’on a emporté avec nous. Et évidement, il n’y a pas moyen de retirer d’argent sur l’île… On a donc juste assez pour payer l’hôtel, le trajet de retour du lendemain, et une assiette que l’on se partagera à deux…

A 7h le dimanche matin, on est de nouveau sur nos vélos, le ventre vide, pour continuer notre petit périple. Et évidement, ce qui devait arriver arriva… Après un kilomètre, le vélo de Samuel crève. Et bien sûr, on n’a avec nous aucun matériel de réparation…ni argent… Heureusement, on fini par nous indiquer un « réparateur de vélos », un petit garçon d’environ 8 ans, que a quelques rustines, une pompe, et des pots de colle… tout séchés. Il nous apprend la technique du brulage de la colle avant la pose de la rustine. Vous pouvez essayer, mais on n’est pas vraiment convaincu… Mais finalement, après plusieurs tentatives, une des rustines semble bien vouloir rester sur le pneu. Pour les dédommager, on leur laissera quelques médicaments et Samuel leur donnera quelques conseils médicaux. Vive le troc ! On ressort tous très contents de cet échange, pas tant sur le plan matériel que sur le plan humain. Ils ont été vraiment super accueillants avec nous, et ont tout fait pour nous sortir de notre pétrin.

On les quitte un peu rapidement, pour pouvoir attraper notre bateau à l’autre bout de l’île. Mais le ventre vide, on peine un peu. Les quelques mangues véreuses trouvée sur le bord de la route ne suffiront pas à nos petits moteurs.

Pour rejoindre le continent, on prend une « lancha », un bateau en bois que tangue énormément, et surtout, qui prend l’eau. Après 1h30 de traversée, c’est avec un immense plaisir qu’on retrouve la terre ferme, l’estomac un peu retourné et les pieds trempés… Et en négociant un peu le prix du trajet de retour en bus, on arrive à rentrer jusqu’à la maison. Mission accomplie ! Juste un peu frustrés de ne pas avoir pu profiter comme on le voulait de tout ce qu’offrait l’Ile d’Ometepe. Mais même si notre we découverte ressemblait plus à un we survie, on a vraiment apprécié ce petit bout du monde, où le mode de vie encore très rural, les gens sont incontestablement accueillants, l’ambiance paisible et les paysages fabuleux.

samedi 6 juin 2009

El día de la Niñez

Nouvelle semaine, nouvelle fête… Après les mamans, c’est au tour des enfants d’être à l’honneur. En ce vendredi, dans les rues s’enchainent les défilés de ribambelles de niños, armés de tambours et de sifflets, tous en uniformes. A l’école El Sol y La Luna, on ne sort pas les cahiers des cartables aujourd’hui : c’est journée jeux à volonté ! Les enfants s’en donnent à cœur joie. Surtout lorsqu’il s’agit de frapper les piñatas avec un bâton, ces objets colorés en carton et papier mâché accroché à un arbre et remplis de bonbons. Dès qu’elles commencent à se fendre et à laisser passer les bonbons suite aux coups qu’elles reçoivent des enfants, ils se jettent tous dessus tels des joueurs de rugby sur le ballon…





Le projet toits

Depuis plusieurs années déjà, l’association Aprobenir assure le soutien à des projets de rénovation de toiture d’habitations de fortune. Autour de Jinotepe comme ailleurs existent une flopée de maisons construites avec des matériaux légers de type tôle rouillée ou bâches plastiques. Les conditions de vie dans ces habitations sont pitoyables. Bien sûr la plupart des activités quotidiennes se font à l’extérieur et cela ne pose aucun problème lors des saisons sèches. Mais quand vient la pluie, ces abris paient un lourd tribu aux averses de l’ « hiver ». Infiltrations d’eau, inondations, coulées de boues…



Le projet est également une plus value pour l’association et son école. En effet, les étudiants en menuiserie et soudure peuvent appliquer leurs connaissances directement sur le terrain. Non seulement il s’agit d’une main d’œuvre qui profite aux bénéficiaires, mais elle permet aux jeunes de participer au développement social de la communauté. Quand ils en ont les capacités, les bénéficiaires sont également impliqués dans la mise en œuvre des toits, principalement au niveau de l’installation de la charpente.

La toiture est remplacée une couverture faites des tôles inoxydables fixée sur une charpente en bois. L’association ne s’occupe que du toit et non des parois murales. Il faut souvent pouvoir s’adapter à des structures fragiles de bois ou de métal usées par le temps, non durables, totalement non viables. Cela nécessite souvent une rénovation complète des structures portantes.

Une des premières difficultés de ce projet est de sélectionner les bénéficiaires parmi toutes les personnes en ayant fait la demande. Il s’agit de déterminer les ménages ayant le plus de nécessité en tenant compte de leurs conditions sociales et capacités économiques, et de l’état de la toiture. Cette sélection est effectuée par une équipe mobile se rendant sur place afin de se rendre compte des besoins et de discuter avec les familles. Ce lundi, on participe à une de ces journées de « supervision », comme ils les appellent, dans les barrios de Diriamba, petite ville à 5 km de Jinotepe.


En effet, là survient un autre problème : celui de trouver les maisons... Avec des rues sans aucun nom, ce n’est pas évident ! Deux cuadras au Sud et à une l’Ouest depuis la mairie… Et après, il faut encore trouver la bonne personne ! Par chance, les personnes qui ont fait une demande ont dû laisser une copie de leur carte d’identité, ce qui permet, en montrant la photo, de les retrouver plus facilement. Heureusement, ici, les gens connaissent leurs voisins ! Mais il faut user de beaucoup de patience et de persévérance…


On visitera une vingtaine de maisons dans des conditions souvent déplorables, en s’immisçant dans l’intimité des gens, dans les quartiers pauvres de la ville, ceux où il ne fait pas bon se promener une fois la nuit venue. Ils attendent beaucoup du projet. Il s’agit donc de ne pas leur faire de faux espoirs. On découvre des conditions de vie vraiment difficiles, loin de ce qu’on peut voir dans le centre de Jinotepe, où les maisons sont en dur. Là, elles sont en carton, en plastique, en bouts de tôles, … susceptibles de s’envoler au moindre coup de vent. Sans parler des ouragans…



El día de las Madres

La fête des mères au Nicaragua est une véritable institution ! Elle se fête officiellement le 30 mai, mais en réalité tout le mois de Mai est celui des mamans. Vendredi, on se fait réveiller en sursaut par une fanfare venue jouer juste devant notre maison, qui passera toute la nuit à honorer les mamans, dans toute la ville (à 5h, on les entendait encore…). Ca fait un vacarme de tous les diables, vu que nos fenêtres n’ont pas de vitre… Sans compter les pétards, qui sont de toutes les fêtes, par ici. Heureusement, après quelques minutes, la pluie fera sauter tous les musiciens dans le pick-up et le minibus, pour aller se mettre à l’abri, avant de s’y remettre de plus belle un peu plus loin.

Dimanche, l’école a également organisé une grande fête en l’honneur des mamans. Il s’agit surtout de profiter de l’occasion pour essayer de récolter quelques fonds pour le fonctionnement de l’école. Une tombale est organisée. On vend aussi toutes sortes de repas typiques sur le bord de la route. Et les meubles vendus par la coopérative sont également exposés. Des élèves ont préparé en plus un spectacle de danse, qui sera présenté aux mamans.

mardi 2 juin 2009

El Mombacho

Ce samedi, on profite de notre temps libre pour continuer notre exploration de la faune et de la flore nicaraguayennes, en grimpant au sommet du Volcan Mombacho, situé à ¾ d’heure de route de Jinotepe, sur la route pour Granada. Ce qu’on pensait être une petite balade se révèlera finalement être de la randonnée plutôt sérieuse sur des pentes à parfois 40 % pendant 5km. On sue, on sue, et on n’en peu plus… Ca grimpe à n’en plus finir.

Mais à tout effort, récompense. On rencontre 2, puis 6 ou 7 singes nous narguant dans les arbres (oui, bon, avec notre appareil photo au zoom super puissant, il faut un peu les imaginer sur les photos...)
Et une fois au sommet, on se balade autour des cratères, d’où la vue sur l’impressionnant lac Nicaragua, Granada et la lagune d’Apoyo est saisissante. Les fumeroles que l’on apercevra et l’odeur de soufre qui se dégage par moment nous rappellent que l’on est bien sur un volcan…
La végétation y est luxuriante, dans cette forêt humide. Le nombre d’orchidées colonisant les arbres est incalculable. Dommage qu’elles ne fleurissent pas toutes en même temps. Le cratère, à pic, est également très impressionnant.

C’est avec regret qu’on quittera ce lieu verdoyant, pour 5 km de descente à se casser les genoux…