Le projet est également une plus value pour l’association et son école. En effet, les étudiants en menuiserie et soudure peuvent appliquer leurs connaissances directement sur le terrain. Non seulement il s’agit d’une main d’œuvre qui profite aux bénéficiaires, mais elle permet aux jeunes de participer au développement social de la communauté. Quand ils en ont les capacités, les bénéficiaires sont également impliqués dans la mise en œuvre des toits, principalement au niveau de l’installation de la charpente.
La toiture est remplacée une couverture faites des tôles inoxydables fixée sur une charpente en bois. L’association ne s’occupe que du toit et non des parois murales. Il faut souvent pouvoir s’adapter à des structures fragiles de bois ou de métal usées par le temps, non durables, totalement non viables. Cela nécessite souvent une rénovation complète des structures portantes.
Une des premières difficultés de ce projet est de sélectionner les bénéficiaires parmi toutes les personnes en ayant fait la demande. Il s’agit de déterminer les ménages ayant le plus de nécessité en tenant compte de leurs conditions sociales et capacités économiques, et de l’état de la toiture. Cette sélection est effectuée par une équipe mobile se rendant sur place afin de se rendre compte des besoins et de discuter avec les familles. Ce lundi, on participe à une de ces journées de « supervision », comme ils les appellent, dans les barrios de Diriamba, petite ville à 5 km de Jinotepe.
En effet, là survient un autre problème : celui de trouver les maisons... Avec des rues sans aucun nom, ce n’est pas évident ! Deux cuadras au Sud et à une l’Ouest depuis la mairie… Et après, il faut encore trouver la bonne personne ! Par chance, les personnes qui ont fait une demande ont dû laisser une copie de leur carte d’identité, ce qui permet, en montrant la photo, de les retrouver plus facilement. Heureusement, ici, les gens connaissent leurs voisins ! Mais il faut user de beaucoup de patience et de persévérance…
On visitera une vingtaine de maisons dans des conditions souvent déplorables, en s’immisçant dans l’intimité des gens, dans les quartiers pauvres de la ville, ceux où il ne fait pas bon se promener une fois la nuit venue. Ils attendent beaucoup du projet. Il s’agit donc de ne pas leur faire de faux espoirs. On découvre des conditions de vie vraiment difficiles, loin de ce qu’on peut voir dans le centre de Jinotepe, où les maisons sont en dur. Là, elles sont en carton, en plastique, en bouts de tôles, … susceptibles de s’envoler au moindre coup de vent. Sans parler des ouragans…
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