Baignée par les eaux agitées du lac Nicaragua, l’île d’Ometepe serait selon certains la huitième merveille du monde. Elle est formée par 2 volcans surgissant du lac et reliés entre eux par un isthme étroit. Même si elle devient de plus en plus populaire parmi les touristes, elle a conservé tout son charme.

Le we dernier, poussé par tout ce qu’on a entendu dire d’Ometepe, on décide de partir à la découverte de ce petit bout du monde insulaire. Depuis le bateau, que l’on prend à San Jorge, la vue sur l’île qui se rapproche est saisissante. Le volcan Concepción jailli tel un pic de la surface du lac, qu’il domine de presque 1600m. L’autre volcan, le Maderas, est lui plus petit, mais plus luxuriant, et plus sauvage. Mais… première déception : en voulant immortaliser ce superbe paysage, on se rend compte qu’on a oublié l’appareil photo à la maison… Catastrophe !! Mais bon, pour compenser, on s’en mettra plein les yeux….et on vous mettra sur le blog quelques photos trouvées sur Internet, pour vous faire partager ce qu’on a vu.

Le vélo nous semble être le meilleur moyen pour profiter un maximum de cette petit île paradisiaque. Et oui, on est toujours aussi maso, à se fatiguer en pleine chaleur, sac à dos sur le dos… Mais les mollets commençaient à nous démanger…

Et c’est exactement à ce moment qu’on se rend compte d’un autre petit souci : on avait vu trop juste au niveau de l’argent qu’on a emporté avec nous. Et évidement, il n’y a pas moyen de retirer d’argent sur l’île… On a donc juste assez pour payer l’hôtel, le trajet de retour du lendemain, et une assiette que l’on se partagera à deux…
A 7h le dimanche matin, on est de nouveau sur nos vélos, le ventre vide, pour continuer notre petit périple. Et évidement, ce qui devait arriver arriva… Après un kilomètre, le vélo de Samuel crève. Et bien sûr, on n’a avec nous aucun matériel de réparation…ni argent… Heureusement, on fini par nous indiquer un « réparateur de vélos », un petit garçon d’environ 8 ans, que a quelques rustines, une pompe, et des pots de colle… tout séchés. Il nous apprend la technique du brulage de la colle avant la pose de la rustine. Vous pouvez essayer, mais on n’est pas vraiment convaincu… Mais finalement, après plusieurs tentatives, une des rustines semble bien vouloir rester sur le pneu. Pour les dédommager, on leur laissera quelques médicaments et Samuel leur donnera quelques conseils médicaux. Vive le troc ! On ressort tous très contents de cet échange, pas tant sur le plan matériel que sur le plan humain. Ils ont été vraiment super accueillants avec nous, et ont tout fait pour nous sortir de notre pétrin.
On les quitte un peu rapidement, pour pouvoir attraper notre bateau à l’autre bout de l’île. Mais le ventre vide, on peine un peu. Les quelques mangues véreuses trouvée sur le bord de la route ne suffiront pas à nos petits moteurs.
Pour rejoindre le continent, on prend une « lancha », un bateau en bois que tangue énormément, et surtout, qui prend l’eau. Après 1h30 de traversée, c’est avec un immense plaisir qu’on retrouve la terre ferme, l’estomac un peu retourné et les pieds trempés… Et en négociant un peu le prix du trajet de retour en bus, on arrive à rentrer jusqu’à la maison. Mission accomplie ! Juste un peu frustrés de ne pas avoir pu profiter comme on le voulait de tout ce qu’offrait l’Ile d’Ometepe. Mais même si notre we découverte ressemblait plus à un we survie, on a vraiment apprécié ce petit bout du monde, où le mode de vie encore très rural, les gens sont incontestablement accueillants, l’ambiance paisible et les paysages fabuleux.
Heureuse que votre santé est bonne après l'alarme gastro ... Merci pour tous ces récits que nous suivons passionnément ... Bisous ... Marian Elaine ... Prenez bien soin de vous
RépondreSupprimerEn vélo, ... vous exagérez!
RépondreSupprimerbonne route!biz
Flo