mardi 27 avril 2010

Trivandrum (12-14 décembre)

Kavitha, fraîchement rentrée dans son pays après plusieurs années en Belgique, nous accueille dans sa ville natale. Thiruvananthapuram, que l'on appelera par paresse de son anicen nom colonial Trivandrum (c'est quand même plus simple, non?), est la capitale de l'État du Kerala et se situe sur la côte ouest de l'Inde, près de la pointe sud du sous-continent. On passera donc quelques jours en sa compagnie, à découvrir sa ville, à rencontrer sa famille, à goûter à toutes sortes de spécialités locales, et surtout à discuter, encore et encore. Il faut dire qu'on est tombé sous le charme de son pays, tout aussi magnifique qu'intrigant. On lui déverse toutes les interrogations que l'on a accumulées depuis que l'on a posé les pieds en Inde. La pauvre... On ne lui laisse quasiment pas reprendre son souffle! Son point de vue est très intéressant, elle qui vit sa culture au plus profond d'elle-même, tout en ayant partagé notre culture pendant de nombreuses années. On ne s'en lasse pas. On pourrait encore passer des jours et des jours à la harceler de questions!

Merci Kavitha pour ces très beaux moments!










Scéance photo avec sa maman

On assiste au lancement d'un nouveau syndicat pour femmes au Kerala: le SEWA Kerala, en présence de 800 femmes membres de SEWA. Il faut savoir qu'en Inde, le secteur « informel » représente 60% du produit économique et plus de 90% des travailleurs. La plupart des femmes sont employées dans ce secteur et sont souvent exploitées par des donneurs d’ordre et des fournisseurs qui n’hésitent pas à profiter de leur isolement professionnel. Leurs revenus sont très irréguliers et elles doivent aussi faire face aux aléas de la vie sans la protection sociale dont bénéficient les travailleurs salariés.

SEWA a été fondée en 1972, pour regrouper ces travailleuses indépendantes et les aider à prendre confiance en elles et à relever la tête. En s’unissant au sein d’un syndicat, elles apprennent à s’organiser pour rompre le cercle vicieux de la pauvreté. SEWA poursuit deux objectifs : permettre à ces femmes de gagner leur autonomie économique par leur travail, en les aidant à s’associer en coopératives, et leur fournir les mêmes avantages que ceux dont bénéficient des travailleurs salariés, en leur offrant une protection sociale et des services dont elles étaient jusque là exclues.


Aujourd’hui, cette organisation c
ompte plus de 1 000 000 de membres à travers l’Inde.

Echoppe vendant de l'huile de coco, à l'entrée d'un temple


Devant le temple de Sri Padmanabhaswamy, le coeur spirituel de Trivandrum.
En cette période de pélerinage, l'agitation y est très forte.
Les pélerins y viennent en masse... et au pas de course. Fini la tranquilité...



Un des nombreuses voitures décorées pour le pélerinage


Eglise chrétienne le long de la mer, à l'architecture agréable,
mais pas suffisament grande pour contenir tous les paroissiens...

















Dans le parc près du jardin zoologique


On trouve une petite laverie, capable de nous laver nos vêtements le temps de notre séjour à Trivandrum. De quoi décrasser enfin les habits plein de sueurs et de poussières que l'on porte depuis des jours. Faut dire qu'à la vitesse à laquelle on doit aller pour accomplir notre parcours en Inde, on n'a pas eu le temps de le faire avant. Ca va faire du bien, ce petit rafraichissement... Et pour la première fois de notre voyage, on retrouvera même nos vêtements repassés. Sauf qu'après inspection, on se rendra compte que s'ils sont impeccablement repassés, ... ils n'ont pas été lavés. Pas très honnêtes, tout ça... Surtout pour le prix qu'on nous a fait payer... On ira bien sûr se plaindre, mais étrangement, la propriétaire des lieux ne parle plus anglais... Hum hum... On lui aura au moins bien fait comprendre notre façon de penser!


C'est avec regret que l'on quitte Kavitha. Mais il nous reste encore tellement de choses à voir et si peu de temps avant notre retour... Et puis, après nos assauts de questions, elle doit bien se reposer un peu... En route donc pour les fameuses Backwaters!

Une sacrée expérience, ce train! Pour un minimum de confort, ne pas choisir la classe économique. Le wagon est bondée. Pas moyen de poser ses fesses quelque part. C'est vraiment tout un spectacle de regarder les vendeurs de beignets et de thé essayant de se faufiler entre la masse de voyageurs. Même si c'est le genre d'expérience qu'on recherche, on ne sera pas fâché d'arriver...




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