samedi 16 janvier 2010

Notre arrivée à PDG (28 octobre)

PDG (Peace and Development Group) est une ONG située sur l’île de Negros, et qui a débuté ses activités en 1987, en se concentrant dans un premier temps sur le soutien des agriculteurs, travailleurs agricoles et pêcheurs. Très rapidement, PDG a élargi son champ d’action suite à l’augmentation de la pauvreté causée par la chute des prix du sucre et les violations continues des droits de l’homme par les grands propriétaires terriens et les militaires.

Actuellement PDG soutient des organisations locales ou des communautés en les formant aux thèmes de l’agriculture durable, la réforme agraire et l’accès à la terre, la protection environnementale, les soins de santé alternatifs, etc. Leurs objectifs sont de susciter une réflexion globale sur le développement et « éduquer » au changement social, favoriser une solidarité entre les communautés rurales et soutenir les communautés rurales dans leurs initiatives vers un processus de développement durable.

PDG met également en place des campagnes de sensibilisation aux niveaux national et international, et fait du lobbying politique. (Tiré en partie du site Internet de Quinoa, partenaire de PDG. Pour plus d’info : http://www.quinoa.be/PHILIPPINES,518 ).

Le soir de notre arrivée, Ben (l’administrateur délégué de PDG) et Uli (un allemand travaillant également pour PDG) nous font une rapide présentation des difficultés rencontrées sur l’île de Negros, île connue pour sa production de canne à sucre dont l’exploitation est entre les mains de quelques grands propriétaires terriens, et des activités de l’ONG. Ils nous ont concocté un planning bien chargé pour les quelques semaines qui suivent. Au programme : visites de communauté avec lesquelles ils travaillent, de plusieurs centres de santé (à la demande de Samuel, forcément intéressé d’en apprendre un maximum sur le fonctionnement du système de santé au Philippines), de Kalibutan (l’entreprise créée par PDG et soutenue par Terre il y a quelques années), et participation aux activités ponctuelles qui se dérouleront lors de notre séjour sur Négros. En voilà un programme bien chargé. Peu de temps pour souffler. Heureusement, ils nous ont quand même prévu … 2 jours de repos ! Va falloir s’accrocher. Sur ce, au lit !

Le temps de notre séjour, ils nous mettent à disposition une toute petite chambre sur le site de l’association, où d’autres membres de PDG vivent également. La plupart, avec toute leur petite famille… Et les 2 familles de réfugiés qu’ils viennent d’accueillir, et qui vivent à 8 par chambre. Des chambres à peine plus grande que la nôtre. Ca en fait du monde sur peu d’espace. Sans compter les poules, coqs, chiens et chats, avec qui ont partagera notre vie quotidienne.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas ici que l’on se reposera. Les constructions en bambou laissent passer tous les bruits. Les concours de chant des coqs comme les aboiements des chiens « de garde » pendant toute la nuit. Et à 5h30, tout le monde debout, bien sûr… De plus, nos pauvres petits corps d’européens habitués aux matelas moelleux ont vraiment du mal à s’accoutumer au sommier de bambou sans matelas, malgré toutes les couches de vêtements que l’on met dessus. On se réveille toutes les 10 minutes à cause d’une épaule endormie ou d’une hanche qui fait mal. Mais pourquoi a-t-on renvoyé en Belgique nos matelas pneumatiques dans le colis de Lima ?... A tout cela, il faut évidement ajouter la chaleur et les moustiques, qui semblent particulièrement apprécier le goût nouveau et probablement exotique de notre sang.

C’est le début d’une longue série de nuits peu reposantes. Même plutôt fatigantes. Heureusement, les journées seront tellement captivantes que l’on en oubliera souvent la fatigue… Et puis de toute façon, on ne peut vraiment pas se plaindre : nous ne vivrons dans ces conditions que quelques semaines. Ici, c’est comme ça du premier au dernier jour de sa vie. Et bien souvent, dans des situations encore bien pire. On ne manquera de rien : eau potable, nourriture, etc. Ce qui n’est pas le cas de tout les philippins. Loin de là…

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