jeudi 6 août 2009

La Cordillera Blanca (19-25/07)

1 jour : le mirador de Huaraz

Fatigués par le trajet de nuit en car, on décide de s’acclimater en douceur à l’altitude en se baladant jusqu’au mirador qui offre une superbe vue sur la ville, mais également sur les pics environnants.



C'est également une semaine de festivité à Huaraz. On assiste à plusieurs défilés hauts en couleurs!






2eme jour: les ruines de Willcahuain
Toujours dans la gradation, on part à pied jusqu'aux ruines de Willcahuain, à 2h de marche sur une piste qui traverse de minuscules villages. Les campesinos sont très ouverts, et surtout très curieux. Ils veulent tout savoir de notre pays, ce qu'on y cultive, ce qu'on y trouve, etc. Mais ce n'est pas toujours évident de les comprendre, avec leur accent Quechua. On fera quelques bouts de chemin avec eux, accompagnés de leurs ânes, leurs moutons, qu'ils vont faire paître sur les hauteurs, là où ils trouvent encore de l'herbe en cette saison sèche.



On ne visite finalement pas les ruines, qui n'en valent apparemment pas la peine, mais on trouve un chouette chemin qui nous permet de monter jusqu'à un autre mirador. Toujours plus haut... A la tombée du jours, on redescend alors vers Monterrey, une petite ville de la vallée, réputée pour ses sources d'eau chaude.







3eme jour: la laguna de Churup

En ce troisième jour en altitude, on se sent maintenant prêts à partir à l'assaut des sommets les plus haut... Enfin, on se contentera d'un petit 4500m, jusqu'à la laguna de Churup. La montée est raide, surtout au début, mais aussi à la fin, où il faut presque escalader une paroi rocheuse. Mais ça en vaut la peine...









4 eme jour: la laguna de Llamac

Depuis le pied de la montagne, deux heures d’ascension sont nécessaires pour atteindre la lagune de Llamac, à 4600 m d’altitude. Les paysages traversés sont magnifiques. La lagune est encerclées de hauts sommets (jusqu’ à 6100!), et dans le fond, un glacier plonge dans l’eau.




Au retour, on croise un groupe d'alpinistes sur la route. L'un d'entre eux est apparemment en train de faire un œdème cérébral. Après avoir expliqué que Samuel est médecin, on saute dans le taxi qui venait de passer par là, qu'on transforme pour l'occasion en ambulance. On rabat la banquette pour pouvoir coucher le malade et on redescend à toute allure les 1600m d'altitude qui nous sépare de Huaraz, où se trouve l'hôpital le plus proche. On prendra plus d'une heure. Sans compter les trois heures qu'il a fallu au groupe d'alpiniste pour redescendre jusqu'à la route. On ne croisera jamais l'ambulance qu'on avait appelé pour venir à notre rencontre....
On arrivera donc à l'hôpital quatre heures après son premier malaise. Beaucoup trop long, dans une situation comme celle-là, quand chaque seconde compte...

Aux urgences, on est choqué par le manque de réactivité du personnel. C'est à nous de mettre le malade sur le brancard, et de le pousser, pour faire avancer les choses. Pourtant, il s'agit d'une clinique privée, la meilleure de la ville. Mais elle ne dispose même pas d'un scanner... Et une des premières choses à faire est de montrer sa carte d'assuré... Bref, on se dit qu'on a vraiment de la chance, en Belgique!


5eme et 6eme jour: la laguna 69 et le refuge Perú

Le but de notre dernière petite balade en montagne est cette fois d'atteindre la laguna 69 et de passer ensuite la nuit au refuge Perú, non loin de là, pour redescendre ensuite en passant par les célèbres lagunas de Llanganuco. On fait la première partie de la balade avec Fanny et Samuel, deux français rencontrés le jour avant et qui nous ont proposé de les accompagner jusqu'à la lagune 69. Nous voilà parti pour trois heures de montée. Dur, dur, avec nos gros sacs à dos... Mais la lagune, à 4750m d'altitude, est vraiment superbe! D'un bleu turquoise, au pied d'énormes pics enneigés.






On entame ensuite la monté vers le refuge, indiquée à une 1h30 de marche. Mais elle s'avère beaucoup plus difficile que prévu. On passe pas loin des 5000m. Et Sophie est dérangée du ventre, ce qui n'arrange rien. La descente vers le refuge est toute aussi longue. Et quand on finit par l'apercevoir enfin, qu'on croit y être, un profond ravin à traverser vient chaque fois se mettre sur notre chemin. Bref, on arrive à bout de force au refuge, au coucher du soleil, après 4h de marche. Bien loin des 1h30 indiquées...

Le refuge est situé au pied du Pisco, une montagne qui attire beaucoup d'alpiniste. Il est tenu par un groupe de salésiens (encore eux!!). Leurs profits vont en aide à des projets apuyant les familles les plus pauvres de la région. C'est une chouette initiative, d'autant plus que le refuge est vraiment agréable... même si ça caille la nuit, à cette altitude!!


Le lendemain, on se balade un peu sur les chemins aux alentours, avant de redescendre admirer les lagunes de Llanganuco, au coucher du soleil...





1 commentaire:

  1. Et bien c'est magnifique!!! superbes vues des lacs et des montagnes ... et comme toujours, quel courage!
    Comme vous dites, ca en vaut la peine mais tout de meme, vous avez une condition physique terrible!!
    portez vous bien,
    flo

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