Notre séjour aux Philippines, initialement prévu jusqu’au 21 novembre, est prolongé pour pouvoir participer à une mission médicale organisée par le CHD (Council for Health and Development), un de partenaire de PDG. La mission a lieu dans un petit village des régions montagneuses du centre de l’île, où vit une communauté également soutenue par PDG. En fait, la même communauté qui nous avait déjà accueillis la semaine dernière pour la Fact Finding Mission…
Cette mission médicale vise particulièrement les communautés isolées qui vivent aux alentours, et qui ne peuvent pas facilement bénéficier des services de soins de santé habituels en raison de leur éloignement. Le CHD a réussi à faire venir pour ces deux jours trois médecins de Manille, ainsi que deux dizaines d’étudiants en médecine, d’infirmières, de sages-femmes,… tous bénévoles. Et à convaincre Samuel de revêtir son costume de Doc Sam, au placard depuis quelques mois maintenant… Sophie quant à elle est affectée à la pharmacie et au reportage photo. Un groupe de femmes de la communauté avait déjà été formé durant plusieurs mois aux soins de base par le CHD. « Diplômées » depuis quelques jours, elles vont pouvoir maintenant réellement passer à l’action, encadrées par tous les professionnels médicaux présents.
La procédure est simple : les patients qui arrivent, après parfois plusieurs d’heures de marche, passent d’abord se faire enregistrer. Ils sont ensuite dirigés vers le « stand signes vitaux », où sont pris température, tension, poids, etc. Après quelques minutes (parfois un peu plus…) d’attente dans la « salle » prévue à cet effet, ils sont auscultés par un des 4 médecins aidés de leur traducteur (car Samuel n’est pas le seul à ne pas parler Ilongo : les manilliens ont aussi du mal à comprendre et se faire comprendre avec leur Tagalog…). La dernière étape est le passage à la pharmacie, où sont distribués les médicaments prescrits. Il est également important de bien expliquer aux patients quand et comment les prendre, ce qui n’est pas toujours simple.
Préparation du repas pour tous les bénévoles
Prises des signes vitaux
La première journée est chargée en consultations et se déroule parfaitement bien…jusqu’à l’arrivée d’une terrible pluie torrentielle qui perturbe fortement les activités. Les bâches qui nous protégeaient ne suffisent pas. Certains se dévouent pour aller les vider régulièrement et éviter ainsi qu’elles ne se déchargent sur nos têtes… On se rassemble tous sous les 5m² de toit en tôle. Plus possible de continuer comme ça… Les médicaments sont mis en lieu sûr, dans des sachets hermétiques. On fini par déménager, et reprendre les consultations dans une pièce d’une des maisons du village. Quel capharnaüm… Même plus de « salle d’examination » : on doit tenir une couverture pour « cacher » les patients des regards indiscrets des quelques trente autres personnes qui tiennent difficilement dans la pièce. Heureusement, les patients se font rapidement moins nombreux, avec cette pluie et la nuit qui tombe.
On redéballe les médicaments
Après le repas du soir, le CHD organise un petit moment de partage, entre les bénévoles médicaux, la communauté d’accueil et les représentants des communautés aux alentours. Chacun exprime ses remerciements et sa joie de participer à une telle mission.
On se réparti ensuite dans les quelques maisons du village pour passer la nuit, quelque peu mouvementée par une menace d’accouchement à la bougie un peu plus bas dans le village. Mais finalement, à la plus grande tristesse de Samuel et des quelques 10 sages femmes et infirmières de l’équipe, tous contents à l’idée de participer à un accouchement, la sage femme prévue pour cet accouchement fini par arriver, et la pauvre future maman à remballer cette bande d’excités qui gesticulent autour d’elle…
Le lendemain, les patients sont un peu moins nombreux. Et cette fois, pas de pluie perturbatrice. A midi, on lève le camp et l’on s’entasse tous dans le bus loué pour l’occasion, direction Kabankalan pour nous, Bacolod pour tous les autres bénévoles. Chouette expérience ! Ca valait la peine d’avoir déplacé notre date de départ…
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