mardi 3 novembre 2009

Le désert d'Atacama: retrouvaille du ptit Gilou à San Pedro (26-30/09)

A peine arrivés à San Pedro de Atacama, on essaye de contacter Gilles, l’ancien voisin de Sophie qui habite depuis 2 ans maintenant au Chili. Quoi de plus simple pour le trouver que d’aller au musée Gustave Le Paige (un jésuite belge arrivé dans les années 50 au Chili qui s’est fortement intéressé à la culture atacamène). C’est en effet là qu’il travaille, tout comme Lorena, sa polola (copine, comme on dit ici...) chilienne. On leur donne rendez-vous en soirée, après leur boulot, et on visite en attendant le village…Ce qui est vite fait vu sa taille ! En alternance, on trouve restos, hôtels et agences de voyage… Mais malgré cela, le village a conservé son charme. Les maisons sont toutes en adobe.

Le soir, on va donc boire un verre avec Gilles et Lorena, qui nous indiquent tous les bons plans dans la région, qu’ils connaissent comme leur poche puisqu’ils ont tous les deux travaillé comme guide touristique…




Au programme du lendemain : visite de la Vallée de la Lune, dans les environs de San Pedro. Au total, une balade de 40 km à vélo (prêtés par Gilles et Lorena qui eux travaillent toute la journée. Et oui, le dimanche, ce n’est pas congé pour tout le monde…). A priori, rien de bien difficile, car c’est plutôt plat. Mais c’est sans compter sur le vent qui souffle avec une force incroyable, et qui transporte du sable qui nous fouette les bras et les mollets. On a du mal à avancer par moment. On se croirait dans une tempête de sable. Il ne faut pas oublier qu’on est dans le désert… D’ailleurs réputé pour être le plus aride au monde ! Il y pleut moins d’un jour par an…







Cette vallée recèle des paysages magnifiques. Par moment, on se croit dans le Sahara, avec ses dunes aux arrondis parfaits. A d’autres, dans le Colorado. Et parfois nos vélos se transforment en vaisseaux spatiales et on se retrouve carrément sur la lune, le vent et la pesanteur en plus… En arrière fond, toujours cette chaîne volcanique dont fait partie le Licancabur, mais cette fois, vue du coté chilien. Le vent a modelé la roche, ce qui lui donne parfois des formes surprenantes, comme celle célèbre des trois prieuses. A d’autres endroits, c’est l’eau qui y est allé de sa petite touche artistique, en faconnant notamment des conduits étroits entre des parois de sel, dans lesquels on peut se faufiler… à condition de ne pas avoir oublié sa lampe de poche. Et des canyons du Colorado miniatures.
























Le retour vers San Pedro est beaucoup plus rapide, puisqu’on a cette fois le vent dans le dos…

Le troisième jour, on se promène jusqu’à la citadelle de Quitor, à quelques km de San Pedro...





...puis l'apres-midi, on visite les lagunes de Cejar, toujours dans la région. Tout d’abord une grande lagune dans laquelle on peut se baigner et flotter vu la densité de sel que l’eau contient, ensuite deux toutes petites lagunes parfaitement circulaires dont on ne connaît pas exactement l’origine, puis une troisième, sur laquelle on peut apprécier un fantastique coucher de soleil. Les volcans au loin prennent une teinte rosée. Waw ! Quelles couleurs…




















Le soir, on mange un bout avec Gilles et Lorena, avant de leur dire au revoir puisqu’on part le lendemain vers le Nord du pays, pour rejoindre le Pérou et boucler ainsi la boucle. On passera à Calama, Iquique (où on passera la nuit, et où on aura l’occasion à notre grand étonnement de voir un spectacle d’otaries, mais pas dans un bassin : en liberté !), et enfin à Arica, à la frontière avec le Pérou, où on embarque dans un bus pour Tacna, de l’autre coté de la frontière.

Iquique:















Route entre Iquique et Tacna:


Ce dernier tronçon est le plus folklorique : dans le bus, 9 personnes sur 10 sont des mamas péruviennes qui passent tous les jours la frontière pour aller vendre au Chili toutes sortes de vêtements a bas prix, provenant du Pérou. Comme on est en fin de journée, elles rentrent chez elles, avec leurs invendus. Mais visiblement, la quantité de vêtements qu’elles peuvent transporter est limitée. Elles essayent donc de refiler leur surplus aux autres passagers, et de cacher le reste sous leurs robes. Elles paraissent toutes énormes ! Au poste frontière, elles passent une à une devant le garde. Attention, l’énorme tas de vêtements confisqués est la pour les mettre en garde. Mais des qu’elles sont passées, elles se déshabillent sous nos yeux (et quasi sous ceux des douaniers… Personne n’est dupe…), et enlèvent une quantité impressionnante de vêtements. On était loin d’imaginer qu’il y en avait autant. Elles ont toutes leurs trucs. C’est vraiment impressionnant. Elles perdent chacune facilement une trentaine de kilos en quelques secondes ! Et dans le bus, leur tête ne dépasse plus des sièges, alors qu’avant, assises sur toutes leurs couches, elles paraissaient beaucoup plus hautes. Elles récupèrent alors leur du auprès des autres passagers et rangent le tout dans des grands sacs, comme si de rien n’était. Et demain, ce sera le même petit manège… Bienvenu au Pérou ! Fini l’organisation et la rigueur chilienne… Ici, les peruanos font marcher leur imagination, pour pouvoir s’en sortir. Et qu’est-ce qu’ils en ont !


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