Après une journée de “repos” à arpenter les rues de La Paz, on enchaine avec un deuxième trek. Cette fois, direction les Yungas une région située sur le rebord oriental de la Cordillère des Andes, zone de transition avant la forêt amazonienne, bien arrosées, souvent baignées de brouillard et couverte par une forêt humide très dense et d'une biodiversité surprenante. Plusieurs chemins précolombiens sont encore praticables de nos jours, et mènent des pics andins aux vallées moites des Yungas. Takesi, en Aymara cela signifie "Souffrir". C'est aussi le nom du chemin que nous avons parcouru pendant 2 grandes journées de marches depuis Ventilla, un petit village où on arrive après 2h de bus depuis La Paz. Le village est situé à 3200m d’altitude. Dans un petit village un peu plus haut, un habitant accepte de nous accompagner jusqu’au col Apacheta (4650m d’altitude) avec sa mule pour charger nos sacs à dos.

C'est avec l'arrivée d'une pluie battante (qui se changera même en neige près du col) et d'un vent glacial que tout se complique. On n’aura en effet pas beaucoup de chance avec le temps. Il fait tellement nuageux qu’on ne voit pratiquement pas les paysages décrits dans les guides. Dommage… La pluie rendra la descente beaucoup plus difficile que prévu car les pavés qui forment le chemin sont très glissants. Il faut y aller con cuidado… Le superbe chemin pavé nous conduit au hameau de Takesi. Imaginez des petites maisons de pierres au toit de chaume totalement isolé dans cette vallée de montagnes vertes et au bord duquel coule une belle riviére, entourée de vegétation basse et de pierres couvertes de mousses. On se croirait dans le village gaulois d’Asterix et Obélix… On est complètement trempés. Et évidemment, ni chaussures ni pantalon de rechange. On avait été trop confiants, habitués à un ciel bleu tous les jours… On ne dormira presque pas de la nuit, dérangés par le froid.

Le lendemain, on rentre péniblement dans nos vêtements mouillés pour une longue journée de marche.

Les changements d'environnement sont impressionnants. D'abord ces pierres couvertes de mousses, cette rivière, ces montagnes vertes, ces cascades. Plus on descend, plus on découvre une végétation plus haute et plus dense. La chaleur est humide. Ici les hortensias, les orchidées et autres fleurs dont on ignore le nom poussent sauvagement et par milliers.









Les changements d'environnement sont impressionnants. D'abord ces pierres couvertes de mousses, cette rivière, ces montagnes vertes, ces cascades. Plus on descend, plus on découvre une végétation plus haute et plus dense. La chaleur est humide. Ici les hortensias, les orchidées et autres fleurs dont on ignore le nom poussent sauvagement et par milliers.
On arrive finalement, 8 heures de marche plus tard, dans le village minier de Chojlla. On est impressionné par la façon dont y travaillent encore les mineurs. De là, on montera en stop à l’arrière d’un camion avec les travailleurs qui ont fini leur semaine de travail, puis on rentrera en bus jusque La Paz, par une superbe route en tournants. Un peu dangereuse, d’ailleurs. N’est-ce pas celle-là que l’on surnomme la Route de la Mort ?….
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