mercredi 27 mai 2009

Katarina et la laguna de Apoyo

Ce dimanche, on décide de partir tôt, pour éviter les mésaventures de la veille. Notre objectif : le village d’artisants de Katarina, puis la descente vers la lagune de Apoyo. Katarina est un joli petit village, faisant parties des « Pueblos Blancos », dont la spécialité est la poterie.


En haut du village, le mirador offre une vue splendide sur la lagune. De là, un chemin escarpé y plonge. La descente est longue, très longue, et très difficile sous le soleil tapant. Mais elle en vaut la peine : on se balade parmi de gigantesques papillons de toutes les couleurs, des oiseaux magnifiques aux ailes colorée, et des lézards qui courent dans tous les sens à notre approche.


Arrivés au bord de la lagune, on est encore plus émerveillés par la beauté du paysage, de ce lac situé dans un cratère verdoyant, des ses eaux turquoises qui nous accueillent pour un plongeon rafraichissant. La balade le long de la lagune est également très agréable. On y replonge une dernière fois, avant d’entamer la remontée vers Diría. Dur, dur, dur… Mais qu’est-ce que c’était beau…

La Boquita

Ce samedi, on décide d’aller voir à quoi ressemble le Pacifique par ici. Malheureusement, les transports ne vont pas aussi vite que ce que semblait indiquer notre guide. Il ne mentionnait en tout cas pas les 3/4 d’heure d’attente dans le bus (une vraie fournaise !) avec le passage incessant des vendeurs et vendeuses en tout genre, des plus jeunes enfants ou vieilles dames, essayant de vendre toutes sortes de nourriture (du sachet plastique contenant un repas complet de riz, poulet et bananes plantins, aux friandises, en passant par les paquets de tomates à 5 Córdobas, les jus de fruits de toutes les couleurs dans des petits sachets en plastique, les cacahuètes…), le tout, en essayant de crier le plus fort possible pour attirés les éventuels clients, bien installés sur leur siège pour ne pas perdre leur place. On fini finalement par démarrer, destination La Boquita, une plage à du Pacifique. Les paysages traversés sont superbes.


Arrivés à destination… le soleil se couche sur l’océan. On profite de l’instant, mais un peu trop rapidement car on essaye de se tenir aux précautions de sécurité, à savoir ne pas se balader sur les plages isolées la nuit tombée.






En voulant reprendre le bus, on apprend… que le dernier vient de partir. On décide donc de rejoindre le prochain rond-point à pieds, en espérant attraper un autre bus, mais le dernier vient également de passer. Nous voilà donc coincés au milieu de nulle part dans la nuit noire. Niveau sécurité, il y a mieux… Mais on sera sauvé par une connaissance d’une connaissance d’une dame, qui est chauffeur de … triporteur. C’est un moyen de transport très courant ici. Il s’agit d’un mini-véhicule, comprenant une place pour le chauffeur, et une banquette derrière. Un peu comme un pousse-pousse.


Et nous voilà parti pour 35 km sur ce bolide à 3 roues, peinant à remonter les 600 m de dénivelés que le bus avait facilement descendus. Et quand la pluie s’en mêle, ça en devient encore plus folklorique. Alors, on sort des portes qu’on accroche aux côtés, et nous voilà au sec. Enfin, un peu moins mouillé. Mais ça rafraichi, après les chaleurs moites de la cote océanique….

Nos activités à Aprobenir

Vendredi, on assiste toute la journée à une réunion d’évaluation de l’école, où chaque professeur et membre du personnel présente la partie qui le concerne. C’est une bonne intro pour nous ! Andrés nous présente brièvement à tout le monde. On essaye de s’accrocher pour suivre ces 7h de réunion en Espagnol. Mais on en apprend beaucoup sur l’école et son fonctionnement.

Nous nous mettons d’accord sur nos futures activités, qui seront la création d’un site web pour faire connaître l’association, l’appui aux classes de mathématiques (qui apparemment posent problème à pas mal d’élèves de l’école) et la participation au projet techos (toits), qui comprend la distribution et le montage par les élèves de soudure de toits pour une centaine de famille parmi les plus nécessiteuses.

En ce qui concerne l’appui aux classes de mathématique, notre façon de fonctionner est la suivante : nous travaillons avec environ 14 élèves chaque jour, que l’on voit deux par deux tout au long de la journée, à savoir de 7h à 16h. A l’école, on s’installe sous un petit toit, à l’extérieur (un peu embêtant, d’ailleurs, quand certains sont en récré…). A la fabrique, on travaille dans les petites classes théoriques (ce qui n’est pas moins bruyant étant donné qu’elles donnent directement sur les ateliers…). On voyage donc d’un site à l’autre (environ 4km), tout au long de la journée.

L'association Aprobenir

L’association Aprobenir (Asociacion Pro Beneficio de la Niñez en situacion de riesgo) met en place des projets de développement en relation avec l’enfance et la famille défavorisée au Nicaragua. Elle a pour objectif d’apporter une assistance à des enfants et adolescents n’ayant pas accès à l’enseignement payant. Aprobenir a créé et continue à développer une école, el Sol y la Luna, qui propose dans un premier site des cours d’enseignement primaire, d’informatique, de couture, et sur un second site des cours de menuiserie et de soudure, qui permettent également une petite production de meubles fournissant une petite source de revenu pour l’école.


Cette association a été créée en 1994, notamment par plusieurs coopérants de Terre qui travaillaient alors à la fabrique de vélos, un des projets lancé par Terre (http://www.autreterre.org/fr/projects/17-tierra-sa/45-une-entreprise-de-velos-au-nicaragua.aspx). C’est Aprobenir qui nous accueille ici au Nicaragua, et à qui nous essayeront d’apporter un petit coup de main durant un mois.

samedi 23 mai 2009

Une journée en avion

Rien de bien passionnant à raconter en cette journée du 20 mai. Elle peut se résumer très simplement : attente, attente et attente… On en profite pour bouquiner nos guides.

Le premier trajet, entre Londres et Miami est long de plus de 8h. A l’arrivée, les douaniers américains, fidèles à l’impression qu’ils nous avaient laissée lors de notre premier passage aux USA, nous accueillent de façon tout aussi sympathique. Et si on n’était pas encore complètement fiché aux Etats-Unis, voilà qui est fait, avec la prise d’empreintes digitales (de tous les doigts, cette fois) et le petit sourire à la caméra. Le personnel de l’aéroport, contrairement à Managua, ne porte pas de masques de protection contre l’épidémie de grippe mexicaine. On a aperçu quelques personnes en portant un, donc un certain Dr S. Ernst, toujours aussi craintif lorsqu’il s’agit de petites bêbêtes…. Nous voilà contraint de patienter 4h à l’aéroport, ce que l’on fera en partie sur un banc au soleil dans un petit « parc » entre deux parkings en face de l’aéroport. On avait oublié que le soleil pouvait chauffer si fort. On a l’impression d’être dans un sauna. Nous voilà averti pour le Nicaragua…


C’est reparti pour plus de 2h d’avion, direction Managua. Cette fois, on a la chance d’être assis à coté d’un hublot, ce qui nous permet d’admirer les superbes paysages des îles caribéennes, pendant plus de deux heures de coucher de soleil. Ca a du bon, les décalages horaires…

On met enfin le pied sur le sol nicaraguayen à 18h50, lorsque le jour s’est finalement décidé à laisser place à la nuit. ¡Bienvenido a Nicaragua ! Première obligation dès la sortie de l’avion : passage devant une caméra thermique, qui décidera de notre entrée ou non au Nicaragua : température trop élevée, et trois médecins masqués sont prêts à nous sauter dessus et à nous mettre en quarantaine pour cause de grippe mexicaine. Heureusement, tout le monde semble avoir une température corporelle à peu près normale. A l’arrivée, Andrés Perez et un de ses compagnons d’Aprobenir sont là pour nous récupérer. Heureusement, car on n’avait vraiment plus de courage pour lancer le plan B… Il faut dire que la journée a été longue, de 6h à 22h, ce à quoi il faut rajouter évidement les 7 heures de décalage horaire qui se sont progressivement accumulées au fil des passages des fuseaux horaires. Soit 24h sans dormir, pour une journée de 31 heures. On se plaint toujours que les journées se limitent à 24h, mais finalement, on se dit que ce n’est pas si mal…

Après une bonne heure de trajet depuis l’aéroport, on fini par arriver à Jinotepe, où l’on est installé dans une maison où une chambre nous avait gentiment été préparée. On dispose d’une cuisine, d’un baño, d’un patio à ciel ouvert et d’un petit coin avec une table. C’est rudimentaire, mais cela nous convient parfaitement ! Après installation des moustiquaires et quelques montages à la Sophie pour occulter les fenêtres, on tombe de fatigue sur nos lits. Tous les bruits inconnus de la nuit nicaraguayenne ne nous permettent pas de récupérer de notre longue journée, mais on s’y habituera…

Petit sondage

Que feriez-vous si vous trouviez 250 Livres à un distributeur de billet :
1. Vous les garderiez pour vous, en en profitant pour vous faire plaisir lors de votre cours passage à Londres ou à n’importe quel moment de votre voyage.
2. Vous les ramèneriez à la banque, en vous disant que cet argent doit bien appartenir à quelqu'un qui viendra probablement le réclamer.
3. En Robin de Bois, vous les garderiez pour en faire profiter les nicaraguayens, qui en ont sûrement plus besoin que n’importe quel londonien, ou que vous-même.

L'itinéraire

Tel qu’on l’a établi avant de partir, l’itinéraire de notre petit périple a l’allure suivante. Cependant, il est susceptible d’être modifié à tout moment, en fonction des opportunités qui s’offriront à nous tout au long du voyage… On vous tiendra au courant…



Top départ

Ca y est, c’est le jour-J. Evidemment, on n’a pas eu le temps de faire tout ce qu’on devait faire avant de partir, de dire au revoir à tout le monde… et on espère qu’on n’a pas oublié trop de choses. Mais vu nos sacs, on se dit que de toute façon, on aurait difficilement pu prendre plus…

Première étape : découverte de London City. Bon, ça ne fait pas très exotique ni très lointain, tout ça, mais démarrer notre billet tour-du-monde à Londres nous permettait d’économiser quelques centaines d’euros. Alors, autant en profiter pour visiter cette grande métropole, encore inconnue pour Samuel. Au programme : une journée de visite intensive de la capitale anglaise. Hyde Park, Buckingham Palace, Big Ben, Westminster Abbey, Trafalgar Square, Covent Garden, Piccadilly Circus, Tower Bridge, la cathédrale Saint-Paul,... Autant de famous names auxquels on peut maintenant associer une image, un moment.





La météo nous rappelle exactement le temps capricieux irlandais. On se demande toujours comment il peut pleuvoir sans nuage… Quoi qu’il en soit, on n’est pas déçu de notre choix. Et qui plus est, on profite de cette petite immersion en terre anglophone pour pratiquer un peu notre anglais, avant de passer à l’espagnol pour plusieurs mois… Malheureusement, on ne prolonge pas trop la soirée, car demain, le réveil sonnera très tôt : on a plus de 10 000 km à parcourir !!

mardi 12 mai 2009

Nos partenaires

Les indispensables :



Les technologiques :



Les utilitaires :





Les acteurs

Wanted


Nom : Samuel
Lieu d’origine : Visé (région liégeoise, Belgique)
Taille : 1m87
Corpulence : mince
Cheveux : châtains
Yeux : gris/vert



Nom : Sophie,
Lieu d’origine : Blégny (région liégeoise, Belgique)
Taille : 1m80,
Corpulence : normale
Cheveux : bruns
Yeux : bruns

Si vous avez été en contact avec ces individus durant ces 25 dernières années et que vous avez des informations à nous communiquer, veuillez de toute urgence laisser un message sur ce site.
PS: Si vous disposez d'un compte Google, vous pouvez vous inscrire sur le blog. Sinon vous pouvez facilement enregistrer votre message en sélectionnant l'option "Anonyme". N'hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez des problèmes à ce propos.

Terre

Le Groupe Terre est composé d'entreprises et d'associations d'économie sociale, et soutient des projets de développement durable tant au Nord qu'au Sud. Ces projets poursuivent le même objectif, à savoir venir en aide aux plus démunis. Son but est de faire la preuve que l'on peut entreprendre autrement, en mettant l'économie au service des hommes et non l'inverse. Pour plus d’informations concernant le Groupe Terre : http://www.terre.be/ .

Le projet

En quoi consiste exactement notre projet? Pour pouvoir répondre à cette question, il nous faut vous expliquer d'abord un peu nos motivations.

Depuis longtemps, selon notre idéal et chacun de notre côté, nous imaginions nous investir professionnellement dans le but d’améliorer les conditions de vie défavorables dans les pays dits « en développement ». Pour l’une, c’était devenir une actrice de la coopération au développement, pour l’autre un médecin de mission humanitaire. Notre rencontre a évidement renforcé cette volonté de participer à la construction d’un monde plus juste.

Après quelques (parfois trop) longues années d'études, de formations en tout genre et de premières expériences professionnelles, nous ont déjà pu bien progresser dans notre réflexion. Mais même si toutes nos grandes ambitions remplies d’idéaux naïfs et d’idées biaisées sont probablement maintenant plus réalistes, la volonté et l’énergie sont restés les mêmes.

Nos papiers en poches, nous arrivons donc enfin au moment tant attendu. Mais... pas de précipitation: avant de nous engager pour de bon professionnellement, on a décidé de saisir l'occasion pour réaliser un grand rêve, une idée qui avait progressivement fait son chemin: un voyage de découverte de plusieurs mois à travers le monde, et qui surtout, correspond quant à notre engagement. Mais c’est aussi évidement notre goût pour l'inconnu et l'aventure qui nous a poussé vers ce projet, puisqu’on nous comptons évidemment également en profiter pour découvrir tous ces pays qui nous sont encore totalement étrangers.

Dans cet objectif, nous avons donc décidé d’allier découvertes et participation active (là où se sera possible) au sein de projets soutenus par Terre, une organisation dans laquelle nous avons été baignés depuis tous petits, étant donné que le papa de Samuel y travaille depuis toujours, et que le grand-papa de Sophie s’y est impliqué durant de nombreuses années en tant que bénévole. Une page de notre blog présente brièvement cette organisation, mais pour plus d’informations, vous pouvez-vous rendre sur le site http://www.terre.be/.
En effet, en cette année 2009, année du soixantième anniversaire de l’organisation Terre, l'idée nous est donc venue de parcourir le monde dans le but de visiter les anciens projets de solidarité internationale mis en place par cette organisation, afin d'observer le fonctionnement de ces projets devenus pour certains autonomes, mais surtout de pouvoir si possible s'y impliquer.

Concrètement, notre voyage prendra donc la forme d’un tour du monde, reliant les différentes initiatives du groupe Terre, à savoir la création d’une entreprise de vélo au Nicaragua, remplacé depuis lors par un projet d’éducation d’enfants en situation difficile, la production agricole de tara et la récupération de déchets au Pérou, la création d’un réseau de coopératives et la production de chaux, de ballast puis de bore en Bolivie, le projet d’appui au développement socio-économique de petits fermiers et travailleurs agricoles du sud de l’île de Negros aux Philippines et le projet de construction de bateaux de pêches en Inde. Notre périple commencera ce 18 mai 2009, pour une durée d’environ 7 mois.